fête de Noël

Bonnes fêtes les Yomeviens !

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Avant de découvrir les news de Yomeva et les futurs événements, l’équipe tenait à vous dire que chaque moment passé avec les êtres chers est indispensable à notre épanouissement et à notre bonheur. La fête de Noël est une belle occasion pour vous manifester toute notre reconnaissance pour les bons moments partagés ensemble ! Bonnes fêtes de la part de toute la team !

Soirée porte ouverte

Retours sur nos soirées porte ouverte

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Pour ceux qui ne le savent pas (par ce qu’ils vivent sur une autre planète), nous organisons chaque mois une soirée porte ouverte au sein de nos locaux, cette soirée est ouverte aux développeurs, chefs de projet et à tous ceux qui font partie du monde merveilleux de l’IT, venez discuter technos ou juste nous retrouver pour passer un moment conviviale et agréable entre nous !
Divers sujets ont été abordés lors de notre dernière rencontre : Larevel VS Symfony, UX et UI définitions et différences, drones et réalité virtuelle faut-il s’y mettre ?

Rendez-vous le 14 décembre 2016 pour la prochaine soirée !

Cooptation

La Cooptation a fait des heureux !

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Bravo à Thomas et bienvenue à Antoine, le premier collaborateur Yomeva qui rejoint l’équipe grâce à la cooptation. Antoine et Thomas se sont rencontrés lors d’une mission chez Emailvision où ils ont travaillé ensemble pendant plusieurs mois.

L’aventure commence bien avec un projet de refonte où les choix techniques sont forts ! La cerise sur le gâteau : devinez avec qui Antoine partage son quotidien ? Et oui ! Avec Thomas ! On ne change pas une équipe qui gagne…

N’oubliez pas, la cooptation c’est 3000 euros pour une personne qui nous rejoint en CDI ! (voir conditions générales sur VSA)

French startup cup

Yomeva participe à la French Startup Cup !

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Avis matelots, Yomeva court sa première régate !

C’est enfin l’été, les embruns, l’odeur d’iode et la brise fraîche vous manquent, vous avez envie de vous retrouver avec des gens sympas, partager une activité sportive (de préférence aquatique comme voguer sur un bateau ! ) ou flâner au bord des plages de La Rochelle, ne rêvez plus, Yomeva a déjà tout programmé pour son réseau !

En septembre Yomeva embarque pour la #FrenchStartupCup, une course de voiliers (Grand Surprise) composée d’équipages de 7 matelots accompagnés d’un skipper donc pas besoin d’être un pro ! Ceux qui n’ont pas le pied marin ne sont pas délaissés, tout est prévu pour les plus terriens !

La course oppose une cinquantaine de pépites de la FrenchTech durant le weekend du 03 septembre, keep in touch pour recevoir les dernières news et n’oubliez pas de nous encourager !

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Yomeva devient partenaire de SensioLabs !

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Yomeva est désormais partenaire officiel de SensioLabs, l’éditeur de symfony le framework PHP plus robuste à ce jour.

En s’engageant dans ce programme de partenariat, Yomeva confirme son expertise et sa capacité à accompagner ses clients dans le déploiement et la réalisation de projets Symfony, le monde de l’open source reflète l’esprit communautaire de Yomeva et ses équipes pourront collaborer avec les architectes SensioLabs afin d’être à jour et offrir des solutions optimisées.

Le partenariat ajoute aussi une visibilité à Yomeva et ouvre les portes à de nouveaux projets d’envergure, de nombreux recrutements sont en cours (développeurs, architectes techniques, chefs de projets…) avec un objectif de certification et de montée en compétence permanente pour soutenir notre croissance.

Persuadé que l’esprit Yomeva fait la différence, nous sommes constamment en quête de nouveaux défis et de challenges à relever !

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Les 20 boîtes où il fait bon travailler

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À la recherche d’un job, vous vous demandez quelles sont les entreprises où travail et bien-être vont de pair ? L’Institut Great Place to work, vient de dévoiler son classement annuel…

Oui, se rendre au bureau le sourire aux lèvres c’est possible ! Si la qualité de vie au travail est votre priorité n°1 dans la recherche d’un job, alors vous devriez vous arrêter un moment sur le palmarès des entreprises où il fait bon de travailler en France, publié ce 23 mars.

Pour réaliser cette étude, l’Institut Great Place to Work 2016, a audité 184 entreprises volontaires. Et pour sélectionner les meilleures, différents critères comme la crédibilité, le respect des salariés, l’équité, la fierté ou encore la convivialité au sein de l’entreprise ont été passés au crible. Un audit, qui a coûté 4.900 euros aux employeurs, pour diffuser et analyser des questionnaires distribués aux salariés.

Mais cette démarche proactive ne suffit pas à remporter une médaille. Seules 66 entreprises ont la chance de briller cette année dans le palmarès.

Les cabinets de conseil en tête des podiums…

Cette année, Davidson Consulting, le cabinet de conseil en management et expertise technologique, se hisse pour la 3ème année consécutive en haut du podium des sociétés de plus de 500 salariés où il fait bon travailler, devant l’industriel Mars France, la société de conseil Solucom et Decathlon.

Dans les sociétés de moins de 500 salariés, c’est le cabinet de conseil en finance Accuracy (129 salariés) qui s’impose, devant Cadence Design, une entreprise informatique américaine et la Licorne Blablacar.

Le palmarès des boîtes où il fait bon travailler en France
Plus de 500 SALARIÉS
Moins de 500 SALARIÉS
1 Davidson consulting Accuracy
2 MARS france Cadence Design Systems
3 Solucom BlaBlaCar
4 DECATHLON Zenika
5 Square Colombus Consulting
6 EXTIA La Financière de l’Echiquier
7 Le Bristol Paris WL GORE
8 McDonald’s France UpToo
9 Adidas Group – France Factset
10 EMC2 SOAT

Les petits « plus » qui font la différence

Et pour chouchouter leurs salariés et améliorer leur bien-être ces sociétés mettent le paquet : des salaires supérieurs à la moyenne, des évènements sportifs chez Davidson Consulting pour la cohésion des équipes, en passant par la mise en avant de nouveaux principes de management comme le “droit à l’erreur” chez Decathlon. De son côté, le champion Accuracy va plus loin en matière d’intégration avec la création d’une “school”, une formation intensive de deux semaines pour les nouvelles recrues.

D’autres, comme Blablacar, misent sur le numérique avec la création BlaBlaFaces, une application mobile, développée en interne qui permet d’apprendre, de manière ludique, le prénom de tous les collaborateurs de l’entreprise.

Si les cabinets de conseil sont habitués à innover en matière de rétention des talents pour lutter contre un taux de turn-over traditionnellement élevé, la surprise vient cette année du secteur hôtelier. Le Bristol Paris et Les Hôtels Hyatt arrivent respectivement à la 7ème et 16ème places du Palmarès des plus de 500 salariés.

PAR FABIOLA DOR ET JULIA LEMARCHAND

source : les Echos start

Seulement 33% de femmes parmi les salariés du numérique

Seulement 33% de femmes parmi les salariés du numérique

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Les femmes ne représentent que 33% des salariés du secteur du numérique, contre 53% toutes branches confondues, souligne une enquête réalisée par Syntec Numérique pour le compte de l’Opiiec Elles sont davantage présentes sur des fonctions de support et sous-représentées sur les coeurs de métier de la branche.

Syntec Numérique a décidé de livrer les résultats d’une étude sur l’attractivité des métiers du numérique et de l’ingénierie auprès du public féminin français. Menée auprès de lycéennes, d’étudiantes, de salariées et d’entreprises de la branche pour le compte de l’Opiiec (Observatoire Paritaire des métiers du numérique, de l’ingénierie, des études et du conseil), cette enquête confirme la sous-représentation des femmes dans le secteur IT. Le rapport laisse en effet apparaître un taux de féminisation de 33% dans le secteur du numérique, contre 53% tous secteurs confondus.

L’étude note que les femmes sont davantage présentes sur des fonctions de support et sous-représentées sur les coeurs de métier de la branche. Elles sont plus fréquemment positionnées sur des postes d’employés administratifs ou de secrétaires que sur des postes d’ingénieurs ou de techniciens. Parmi les ingénieurs et cadres d’étude, recherche et développement en informatique, ainsi que les chefs de projet et les responsables informatiques, seuls 2 salariés sur 10 sont des femmes.

 

Un effort à faire sur la formation

Considérant que le point de basculement en termes de mixité est souvent évalué à 30%, les auteurs du rapport estiment que chemin est encore long vu que les métiers techniques sont ceux où le pourcentage de femmes ne dépasse pas 20%. Ils estiment que sans actions menées pour augmenter ce taux, le nombre de femmes formées aux métiers du numérique sera inférieur aux besoins des entreprises et que les proportions risquent même de diminuer.  Contrairement aux secteurs de l’ingénierie où les effectifs féminins progressent positivement et lentement, le secteur du numérique accueillerait de moins en moins de femmes, note l’enquête, alors que de 1972 à 1985, l’informatique était la deuxième filière comportant le plus de femmes ingénieures au sein des formations techniques.

Pour Guy Mamou-Mani, président de Syntec Numérique, la situation devient urgente. « Le numérique est l’un des secteurs qui recrute le plus en France », a-t-il souligné dans un communiqué. « Pour autant, la représentativité des femmes au sein de notre écosystème est préoccupante. Nous souhaitons lutter contre les nombreux clichés véhiculés autour de nos métiers et les rendre accessibles au plus grand nombre», a-t-il ajouté.  Une intervention active de la branche auprès des établissements de formation initiale à tous les niveaux de formation semble donc indispensable.

Article de Véronique Arène

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Développeur : Un métier qui plait de plus en plus !

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Découvrez les premiers résultats de la plus grande étude jamais menée par Stack Overflow sur les développeurs.

Jeudi 25 février 2016, l’équipe Stack Overflow investissait les locaux de Prestashop pour présenter en exclusivité les derniers résultats de son étude 2016, basée sur les réponses de 56 000 développeurs interrogés à travers 173 pays, dont 1 626 français. C’est la plus importante étude de ce genre jamais réalisée par Stack Overflow.

L’assistance était principalement composée de recruteurs et autres RH, avides d’en savoir plus sur les profils les plus insaisissables du marché. Il manquerait chaque année en France près de 5 000 ingénieurs dans l’industrie du numérique. Au cas où vous en douteriez encore, développeurs, la balle est donc dans votre camp !

Dans le monde, 58 % des développeurs sont autodidactes

Seuls 13 % des développeurs interrogés par Stack Overflow se déclarent à la recherche active d’un emploi. Une recherche dont la durée moyenne est estimée en France à 7 jours, où on compterait 5 à 6 jobs par développeur… 62 % sont en poste mais restent à l’écoute du marché, 24 % ne sont pas intéressés par de nouvelles opportunités.

Fait intéressant : au niveau mondial, 58 % des développeurs sont autodidactes, seuls 56 % détiennent un diplôme de programmation. C’est loin d’être le cas en France, où le diplôme est encore très largement plébiscité. Notons également une hausse de 6 % des développeurs ayant suivi des cours de programmation en ligne cette année.

Le salaire moyen du développeur est estimé à 46 646$ par an. Les deux-tiers des développeurs gagnant moins de 20 000$ par an recherchent activement un autre job, quant aux développeurs les mieux lotis – entre 120 et 170 000$ par an, aucun d’entre eux ne souhaite changer d’emploi.

Le code, plus qu’un métier, une passion

Les développeurs utilisent majoritairement JavaScript, SQL et Java, mais se servent plus rarement de R, Coffee Script et G and Dart.

85,7 % des développeurs interrogés déclarent passer au minimum une heure par semaine à programmer pour des projets perso, 17 % y consacrent plus de vingt heures par semaine. C’est dire l’importance que prend le code, considéré comme une véritable passion, dans la vie de la majorité des développeurs !

L’équilibre entre vie privée et vie professionnelle est plébiscité

À l’heure de choisir un emploi, les développeurs se penchent principalement sur le salaire qu’on leur propose, sur la qualité de l’équipe qu’ils vont rejoindre, mais aussi sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée de leurs futures conditions de travail. Curieusement, pour une raison que Stack Overflow ne s’explique pour le moment pas, en France, les hommes plébiscitent davantage cet équilibre que les femmes.

Enfin, le tout n’étant pas d’être recrutés, mais de rester en poste, le plus important pour les développeurs interrogés est d’apprendre de nouvelles technologies, de construire régulièrement de nouveaux projets, et d’avoir un minimum de pouvoir de décision sur les produits qu’ils développent.

La messe est dite !

source DevMag.fr

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Pourquoi les développeurs désertent-ils le développement mobile ?

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Analyse d’un écosystème saturé où l’ordre établi laisse peu de place à la créativité… à moins que les développeurs ne fassent entendre leur voix pour rectifier le tir.

Ceci est une traduction de « Mobile App developers are suffering » d’Alex Austin sur Medium

« Le marché est juste trop saturé. La frontière entre l’adoption et la monétisation est trop importante. C’est plus facile sur le web. » Voilà ce que me confiait récemment un ami dont la boîte a arrêté le développement d’applications natives. C’est plus facile sur le web.Comment est-ce possible ? Une chose est sûre, ce n’est pas parce que l’on trouve moins de sites web que d’applications. L’écosystème du web existe depuis déjà vingt ans, quand celui des applications n’existe que depuis six ans.

Tout d’abord, que veut dire le concept de « saturation »? Si vous avez bien suivi vos cours de chimie au lycée, vous savez que la saturation est l’état qu’atteint une solution lorsqu’elle n’est plus capable d’absorber de nouveaux composants. Par exemple, si vous mettez du sel dans de l’eau jusqu’à ce que la solution sature, vous avez beau remuer, le sel ne se dilue plus, il tombe directement au fond du pot.

Pourquoi donc le milieu des applications mobiles est-il saturé, alors que le web est toujours capable d’absorber de nouveaux sites ? Et peut-on encore faire quelque chose ?

À quel point l’écosystème des applications mobile est-il saturé ?

Chez Branch, nous sommes en relation avec les développeurs mobile qui accompagnent les entreprises dans leur croissance. Chaque jour, un demi-milliard de personnes passent par les milliers d’applications de notre réseau. Nous avons donc une très bonne vision du problème. Jetons un oeil à la répartition du trafic relatif aux 1 000 premières applications de l’App Store (jeux mis à part). Le résultat est effrayant :

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© DR

Comme vous pouvez le constater, l’écart entre la dixième application la plus populaire (Skype) et la première (Facebook) est gigantesque. Quant à la millième application la plus populaire (Pixable), son taux d’adoption ne représente que 0,2 % de la première. Allons encore plus loin : lors des quatre dernières semaines, 45 000 nouvelles applications ont été introduites, rien que sur l’App Store. Leurs chances d’entrer dans le top 1 000 sont nulles et, quand bien même certaines d’entre elles y arriveraient, elles n’afficheraient pas un traffic rentable.

Selon une récente étude publiée sur LinkedIn, le top 20 des éditeurs d’applications représente moins de 0,005 % de toutes les applications, mais 60% des revenus de l’App Store. Ce type de relation mathématique s’appelle une loi de puissance (power law), elle explique la règle des 80/20 (80 % de la valeur est concentrée par 20 % de la distribution). En d’autres termes, la loi de puissance explique pourquoi l’essentiel de la valeur est concentrée par une toute petite partie de l’écosystème.

L’écosystème des applications a une loi de puissance extrêmement rude, où le rapport entre adoption et monétisation est fortement biaisé par les quelques applications les plus rentables. En fait, il apparaît que plus de 99% de la valeur est concentrée par 0,01% des applications. Appelons ça la règle des 99/0,01 de l’App Store. Tout cela nous indique qu’en fait :

L’App Store a commencé à saturer en 2008, lorsqu’il a atteint les 1 000 applications.

La cause profonde : l’adoption est trop difficile

Pourquoi donc la loi de puissance est-elle si rude dans l’écosystème des applications mobile ? Analysons le processus d’adoption classique d’un utilisateur d’application mobile :

  • Faire connaître l’application

Il faut tout d’abord que l’utilisateur sache que sa potentielle nouvelle application existe. C’est de loin le problème le plus difficile à surmonter. Deux solutions s’offrent aux développeurs : 1, payer pour promouvoir leur application sur Facebook ; 2, payer pour apparaître sur l’App Store. Le souci, c’est que ces deux formes de promotion ne fonctionnent que si l’application est déjà connue.

Payer pour se faire connaître est totalement insoutenable pour la plupart des applications, étant donné que le coût d’acquisition acceptable est de 4,14$ les premiers mois. Les business models qui peuvent soutenir ce coût se comptent sur les doigts d’une main. Cela signifie que la publicité n’est utile qu’au très faible pourcentage d’applications déjà bien monétisées. Pour la majorité d’entre elles, c’est une voie de garage.

Une fois sur l’App Store, encore faut-il attirer les utilisateurs. La fonction de recherche n’étant utile qu’à partir du moment où l’utilisateur connaît déjà le nom de l’application qu’il recherche, il faut donc, soit que l’application apparaisse sur la Home Page, soit qu’elle figure au classement des meilleures applications de l’App Store (les Top Charts). Or, apparaître sur la Home Page est un privilège réservé aux développeurs entretenant des relations avec Apple ou Google, ou bien aux applications bénéficiants déjà d’une bonne renommée.

applicationsLes Top Charts sont les moteurs principaux de la loi de puissance, de part leur caractère auto-renforçant. À partir du moment où vous êtes classé dans les six meilleures applications de votre catégorie (ou encore mieux, dans les six meilleures applications toutes catégories confondues), votre positionnement est cimenté dans l’écosystème des applications mobile. En effet, les Top Charts assurent un flux continu de nouveaux utilisateurs, en leur qualité de canaux principaux d’acquisition, vous poussant toujours plus haut dans le peloton. Cependant, comme vous pouvez le constater, quatre des six applications les plus populaires de l’App Store sont des applications familières de Google et Apple, les deux autres sont des jeux. Pas facile de renverser l’ordre établi.

Dans le marketing mobile (tout particulièrement dans le milieu des jeux), certains petits malins ont instauré une pratique que l’on appelle le « charting« . Ils achètent des milliers de faux téléchargements outre-mer sur un court laps de temps, afin de garantir à leur application une place de choix dans les Top Charts, et donc un positionnement indétrônable. C’est écoeurant, mais c’est comme ça que ça marche.

  • Convaincre les utilisateurs de télécharger l’application

Une fois qu’une application est bien positionnée, la partie n’est pas encore gagnée. L’App Store est extrêmement limité en termes d’affichage, ce qui réduit drastiquement les chances de téléchargement. En effet, seuls les commentaires des utilisateurs apparaissent sur la page. Ce qui signifie que, à part quelques utilisateurs zélés, les seules personnes qui prendront le temps de commenter votre applications seront les utilisateurs mécontents. N’espérez donc pas plus de deux ou trois étoiles de moyenne… quand on sait que rien ne détourne plus un utilisateur qu’une mauvaise note.

Admettons que vous réussissiez à cultiver une note de quatre étoiles. Il faut maintenant convaincre les utilisateurs de télécharger votre application, à grand renfort de titres accrocheurs, de captures d’écran et de descriptions. Afin de capter l’attention du plus grand nombre, vous êtes contraints d’utiliser des procédés honteux tels que les majuscules et les logos clignotants.

  • Les places sont chères dans les disques durs

Le dernier facteur décisif dans le processus d’adoption d’une application, c’est l’espace disponible dans le disque dur du portable des utilisateurs. Et à cause des photos et des applications, tout le monde manque toujours de place sur son portable. Pour ne rien arranger, les fabricants facturent très cher l’augmentation de la capacité de stockage de leurs téléphones. Alors que celle des disques durs SSD a explosé, atteignant les téraoctets sur le marché des ordinateurs, l’iPhone de base a stagné à 16 gigaoctets pendant des années. Apple fait d’ailleurs des marges incroyables sur l’augmentation des capacités de stockage de ses téléphones. À titre d’exemple, pour obtenir 64 gigaoctets sur un iPhone, il faut débourser 2 dollars par gigaoctet, alors que sur le marché des disques durs SSD, le gigaoctet est à 0,40 dollar.

Dans ce contexte, votre application est en concurrence directe avec les photos préférées de vos utilisateurs.

Comment contourner la loi de puissance ?

Avec un écosystème dans un tel état, de plus en plus de développeurs désertent le monde des applications pour se tourner vers de plus verts pâturages. Comment y remédier ?

  • Être visible autrement

Le premier problème à résoudre, c’est celui de la visibilité. Je propose que les Top Charts de l’App Store adoptent des algorithmes similaires à ceux de Hacker News et de Reddit, où les articles sont classés en fonction de leur date de création. Chaque fois qu’une application serait mise à jour, elle « rajeunirait ». Le nombre de téléchargements de l’application déterminerait ensuite son classement. Cela permettrait un flux constant de nouvelles applications dans les Top Charts.

  • Repenser l’accès aux applications

Le second problème concerne l’accessibilité. L’explosion de l’offre a rendu les applications banales. Nous avons donc besoin d’une nouvelle méthode d’accès aux applications natives afin de faciliter leur utilisation et donc leur adoption. Revenons à l’analogie avec le web : son contenu est banalisé depuis longtemps, mais sa méthode d’accès est totalement transparente. Un utilisateur unique visite 30 à 40 pages différentes par jour, en quelques clicks.

L’adoption d’un nouveau site web est simple, car son accès est temporaire et encourage l’exploration d’autres sites.

Que se passerait-il donc si iOS et Android adoptaient un mécanisme similaire : un navigateur permettant de passer d’une application à l’autre ? Dès qu’un utilisateur exprimerait l’intention d’accéder à une application, elle se téléchargerait et s’ouvrirait instantanément, sans passer par l’App Store. Et si ladite application n’était pas utilisée pendant plusieurs jours de suite, elle serait automatiquement effacée du disque dur pour libérer de la place.

Actuellement, si un utilisateur clique sur le lien d’une application via Twitter, le statu quo veut que ce lien le dirige vers la page de l’App Store correspondante. Si c’est techniquement faisable, un click étant l’expression d’une intention, l’application devrait automatiquement se télécharger et s’ouvrir sur le portable de l’utilisateur, lui proposant ainsi de l’expérimenter à peine quelques secondes après son click.

Un processus d’approbation du navigateur lors du déploiement de l’application permettrait de se protéger des arnaques. En d’autres termes, les téléchargement ne partiraient que de domaines préalablement autorisés par le navigateur. Quand l’utilisateur cliquerait sur un lien à partir d’un domaine autorisé, une fenêtre affichant la progression du téléchargement apparaîtrait jusqu’à ce que l’application soit chargée et lancée. C’est ainsi que fonctionnaient les sites Flash dans les premières années du web.

Les développeurs ont leur rôle à jouer

Tout repose donc sur les épaules des plateformes elles-mêmes, puisqu’elles sont les seules à contrôler l’accès aux applications. Cependant, les développeurs aussi ont un rôle à jouer en exprimant leurs préoccupations pour accélérer le changement. Si rien n’est fait, il faut s’attendre à une stagnation de la qualité des applications mobile, et à un désintérêt croissant des développeurs pour leur écosystème.

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Article par MARION GUILLOU, source  devmag.fr